Les exodes
Ils ont dit
Et, ô monarque, quand viendra la fin du Yuga, les hommes, abandonnant les pays, les contrées, les bourgs et les cités où ils demeuraient, en chercheront de nouveaux, l'un après l'autre. Et les gens erreront sur la terre en criant « Ô père ! Ô fils ! », et d'autres cris effroyables et déchirants.
traduction AnthIA d'après K. M. Ganguli, 1883-1896, source : Mahabharata, livre III, section 189, nouvel onglet
26. Par sorcellerie ils se ruent sur ces pays d'Iran que moi, Aûharmazd, j'ai créés, car ils brûlent et ravagent bien des choses ; et la maison du maître de maison, la terre de celui qui la laboure, la prospérité, la noblesse, la souveraineté, la religion, la vérité, la concorde, la sécurité, la joie, et toute qualité que moi, Aûharmazd, j'ai créée, cette pure religion des mazdéens, et le feu de Vahrâm dressé en son lieu consacré, vont à l'anéantissement ; et la plus terrible destruction et le malheur se feront voir. 27. Et ce qui est un grand district deviendra une ville ; ce qui est une grande ville, un village ; ce qui est un grand village, une famille ; et ce qui est une [grande] famille, un seul seuil.
traduction AnthIA d'après E. W. West, 1880, source : Bahman Yasht, chapitre 2, versets 26-27, nouvel onglet
93. Ce peuple lui dit : O Dhoul’Karneïn ! voici que Iadjoudj et Madjouj commettent des désordres sur la terre. Pouvons-nous te demander, moyennant une récompense, d’élever une barrière entre eux et nous ? […] 96. Iadjoudj et Madjoudj ne purent ni escalader le mur ni le percer. 97. — Cet ouvrage, dit Dhoul’Karneïn, est un effet de la miséricorde de Dieu. 98. Quand l’arrêt du Seigneur sera arrivé, il le réduira en pièces ; les promesses de Dieu sont infaillibles. 99. Le jour viendra où nous les laisserons se presser en foule comme les flots les uns sur les autres. On sonnera la trompette, et nous réunirons tous les hommes ensemble.
Kasimirski, 1840, source : Sourate 18, La Caverne, versets 94 et 97-99 (93 et 96-99 chez Kasimirski), nouvel onglet
Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?
Louis Segond, 1910, source : Apocalypse 6:15-17, nouvel onglet
Et ainsi, mendiants, faute de donner de l'argent aux démunis, la pauvreté se répandit. La pauvreté répandue, le vol se répandit. Le vol répandu, les épées se répandirent. Les épées répandues, le meurtre des êtres vivants se répandit. Et chez les êtres sensibles parmi lesquels le meurtre s'était répandu, la durée de vie et la beauté déclinèrent.
traduction AnthIA d'après Bhikkhu Sujato (CC0), source : Dīgha Nikāya 26, Cakkavatti Sīhanāda Sutta, nouvel onglet
Chez les humains qui vivront dix ans, il y aura un interrègne des épées de sept jours. Pendant ce temps, ils se verront les uns les autres comme des bêtes. Des épées tranchantes apparaîtront dans leurs mains, avec lesquelles ils s'ôteront la vie les uns aux autres en criant : « C'est une bête ! C'est une bête ! » Mais alors certains de ces êtres penseront : « Ne tuons pas et ne soyons pas tués ! Pourquoi ne pas nous cacher dans les herbes épaisses, la jungle épaisse, les arbres épais, les terres fluviales inaccessibles ou les montagnes escarpées, et survivre de racines et de fruits de la forêt ? » Et c'est ce qu'ils font. Quand ces sept jours seront passés, sortis de leurs cachettes et s'étant embrassés, ils se rassembleront et crieront d'une seule voix : « Merveille, cher ennemi, tu vis ! Merveille, cher ennemi, tu vis ! »
traduction AnthIA d'après Bhikkhu Sujato (CC0), source : Dīgha Nikāya 26, Cakkavatti Sīhanāda Sutta, nouvel onglet
Ce qui se passe
Le Mahabharata voit les hommes abandonner leurs pays et leurs cités, en chercher de nouveaux, et errer en criant « Ô père ! Ô fils ! ». Fin 2025, près de 118 millions de personnes étaient déracinées par les guerres, les violences et les persécutions : une personne sur soixante-dix dans le monde. C'est la première baisse en dix ans, due surtout à des retours souvent précaires.
Dans l'Apocalypse, les puissants se cachent dans les cavernes. Le livre perse voit le grand district devenir une ville, la ville un village, le village une famille, la famille un seul seuil.
Le sermon du Bouddha enchaîne les causes comme un économiste : faute de donner aux démunis, la pauvreté ; puis le vol ; puis les épées. Il bascule pourtant sur un cri : « Merveille, cher ennemi, tu vis ! »
Ils fuyaient la guerre.Ils fuiront aussi la chaleur.
La Bible est citée dans la traduction de Louis Segond (1910), et le Siracide dans la Bible Crampon (1923) ; le Coran dans la traduction de Kasimirski (1840), dont la numérotation diffère parfois de l’usage courant (c’est indiqué). Les hadiths sont traduits pour AnthIA sur l’arabe ; le Talmud, d’après l’édition William Davidson (Koren, Steinsaltz) publiée par Sefaria sous licence CC BY-NC ; les autres textes, d’après des traductions libres de droits. Chaque traduction est nommée sous sa citation. Les faits cités dans les lectures ont été vérifiés à leur source. Œuvre artistique et spéculative : elle ne remplace ni un prêtre, ni un imam, ni un rabbin, ni un maître.